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Vers Himeji à haute vitesse

17 Février 2023

5h du mat. Je me réveille, encore assez fatigué, mais il était très dur de se rendormir. Après tout, je me suis couché à 20h30… J’ai continué à somnoler un peu, mais plus on s’approchait de la barre des 6h, et plus les personnes dans les capsules voisines commençaient à bouger ou avoir des réveils qui sonnent. L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt me direz-vous, mais pas le sommeil. Je n’avais pas pensé au fait qu’on entendrait tout dans une capsule telle que celle là.

Après quelques discussions par message avec les Européens qui profitaient de leur soirée, je me suis levé aux alentours de 7h pour retourner au sento de l’hôtel. Le matin, c’était plus calme. J’ai par ailleurs pu aider un étranger qui semblait ni parler japonais, ni anglais, et qui n’arrivait pas à comprendre comment se servir d’un casier. Heureusement que j’étais un pro désormais ! 🧐 Et je n’ai même pas oublié d’enlever mon masque cette fois.

Le quartier d’Ueno le matin
L’interface du distributeur ressemble à la Wii !

En sortant du bain, un petit creux me demanda d’aller chercher un petit déjeuner. Heureusement, il y avait un 7-Eleven à côté de l’hôtel ! Mais il n’y avait pas Leelee pour m’aider cette fois-ci. Je m’arme donc des quelques mots de japonais que je connaissais, et je me dirige vers le konbini le plus proche.

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Les konbini sont la version Japonaise des supérettes. Le mot est tiré de l’anglais, « convenience store ». Elles sont ouvertes 24h / 24, et vendent une variété de plats préparés, sandwich frais, viennoiseries, plats chauds, boissons, mais également de la parapharmacie, des magasines etc. On peut également y retirer de l’argent, gérer ses opérations bancaires, faire chauffer sa nourriture, et plus encore. Les plus connus sont 7-Eleven, Family Mart et Dawson.

Je n’ai pas d’argent sur moi, j’en profite donc pour y retirer un peu de liquide, puisque ces distributeurs là ne me rajoutent pas de frais bancaires ou de conversion. Après un petit tour dans la boutique et un échange multiculturel très bref pour la transaction, je ressors avec une bouteille de milk tea ainsi qu’un pancake fourré de crème fouettée et de pâte de haricots rouges anko.

Je retourne rapidement à l’hôtel afin de récupérer mes affaires et rejoindre Leelee qui avait apparemment dormi encore moins que moi pendant la nuit (elle avait cependant dormi dans l’avion), puisqu’elle était réveillée depuis 3h du mat. On se serait ratés de 5mn au 7-Eleven, puisqu’elle a eu la même idée que moi de son côté. Malheureusement, pas le temps de manger mon pancake pour l’instant, il fallait qu’on aille récupérer notre JR Pass, un titre de transports réservé aux touristes qui permet de prendre les trains Japan Railway de manière illimitée à prix réduit. Nous faisons donc le check-out et retournons à la gare d’Ueno.

L’intérieur de la gare d’Ueno était joliment décorée

JR Pass en main, nous avons désormais récupéré deux semaines de liberté sous forme d’un petit bout de carton guère plus grand qu’un ticket de métro. Apparemment, si on l’oublie ou l’égare, impossible de se faire rembourser ou d’en récupérer un autre. On va faire extra attention, maladroit comme nous sommes… Désormais, direction la 📍 gare de Tokyo.

La gare de Tokyo a une architecture assez surprenante, entièrement en briques, qu’on ne voit pas souvent au Japon. Encore plus étrange, autour de la gare se trouvent de grandes tours au look très moderne, et non loin de là se trouve le parc de Chiyoda, avec le palais de l’empereur, très traditionnel. J’ai profité de la fenêtre de temps qu’on avait en attendant notre shinkansen pour m’essayer aux photos architecturales. C’est expérimental, j’ai encore du progrès à faire…

Nous revenons dans la gare pour aller attendre le train. Shinkansen est le nom des TGV Japonais. Il en existe plusieurs sortes, et avec le JR Pass nous ne pouvons pas tous les utiliser. Notamment, nous ne pouvions pas prendre le train le plus rapide pour aller à Himeji, du coup nous en avons réservé un qui s’arrêtait régulièrement, et qui rallongeait le trajet d’une trentaine de minutes. Pas très grave, vu la nuit que nous avions passée, un peu de repos dans le train n’était pas de refus.

Notre train entre en gare, et avant de pouvoir embarquer, puisque c’est le terminus, des membres du service rentrent d’abord à bord pour retourner les chaises. Eh oui ! Contrairement aux TGV où on a 50% de chance de voyager en arrière, dans les shinkansen on voyage toujours vers l’avant. Nous partons, et je profite qu’il n’y ait personne à la fenêtre pour profiter un peu du paysage urbain, qui laissa peu à peu place à la campagne, une fois Yokohama dépassé.

Le paysage urbain de Tokyo

Trois heures et demie de trajet nous attendent, environ autant qu’un Paris – Amsterdam, ou un Paris – Montpellier. Pour ne pas succomber au jet-lag, je prenais un maximum de lumière et je regardais beaucoup dehors. Je pouvais également enfin prendre mon petit déjeuner ! Il était très bon, et se faisait attendre. De son côté, Leelee qui était réveillée depuis plus de sept heures, n’arriva pas à lutter contre le sommeil et en profita pour se reposer un peu. Sur certaines portions du trajet, il y avait quelqu’un assis à côté de nous, sur d’autres j’ai pu profiter de la vue.

Le Japon était très sec à cette période de l’année. Les rivières asséchées étaient grises, les champs étaient jaunes, les arbres étaient bruns, et les maisons principalement blanches aux toits noirs. C’était très différent du Japon vert ou fleuri que nous avons l’habitude de voir sur les réseaux sociaux. La première moitié, jusque Nagoya environ, était très plate, hormis un Fuji San très bien visible, au bout d’une grosse demie heure de trajet, cependant il était à la fenêtre en face de nous. Le monsieur voyageant à côté de nous à ce moment là m’informa que je pouvais aller l’observer depuis la plateforme, à travers les portes.

Pendant le trajet, il y avait régulièrement des membres du personnel qui passaient par les allées du wagon, soit pour traverser le train, soit pour vérifier l’occupation des places. A chaque entrée et sortie de wagon, ils s’inclinaient afin de remercier les voyageurs. Aucun doute, nous sommes encore au Japon. Je profite également d’être dans le train pour finaliser quelques recherches d’hôtels et ryokans pour le reste de notre voyage, puisque tout n’était pas encore tracé. En s’approchant de Kyoto, le paysage change, la verdure apparaît un peu plus, mélangés aux collines et aux petites montagnes qui commencent à montrer le bout de leur nez. Une chose qui m’a surpris dans le train était l’abondance de terrains de baseball. On en voyait plusieurs par ville, avec de grands filets qui s’étendaient bien au delà des toits des maisons. Le temps passa, et doucement mais surement, nous arrivons à Himeji.


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